COMME UN ARBRE NU
Comme un arbre nu,
comme un dessin dans le vent,
comme un arbre nu,
moi l'oiseau, moi l'oiseau
Comme de la mer un port,
monde silencieux, défaille d'amour,
comme de la mer un port,
moi le vaisseau, moi le vaisseau
L'infini d'un seul coup
et le silence absolu,
nous sommes le monde entier,
et aussi le néant.
Ferme les yeux, nous sommes l'esprit,
ouvre les yeux, nous sommes le corps
nous sommes la lumière du soleil,
de la nuit l'obscurité.
Comme un livre blanc,
où est écrit mon nom,
comme un livre blanc,
moi ce mot là, moi ce mot là.
Comme une chanson,
jeu du son, jeu du ton,
comme une chanson,
moi l'accord, moi l'accord.
L'INFINI D'UN SEUL COUP
L'infini d'un seul coup
et le silence absolu,
nous sommes le monde entier,
et aussi le néant.
Ferme les yeux, nous sommes l'esprit,
ouvre les yeux, nous sommes le corps
nous sommes la lumière du soleil,
de la nuit l'obscurité.
MON AMIE LA MER
Mon amie la mer
a le calme d'un dieu endormi
quand mon bateau cherche un havre
à l'ile de son sein.
Mon amie la mer
a le courage d'un dieu exalté
et quand ma voile se gonfle d'air
nous continuons peut-être un jeu incertain.
Et quand même
la crête de la vague éclatera
avec tous mes rêves désireux
d'aller vers ce lointain port de hasard.
Mon amie la mer
est l'immense berceau de tous les bleus
et dans son flux et son reflux de sons et de couleurs
j'apprends le peu que je sais.
C'est pour cela que jamais
je ne pourrai m'éloigner de son battement
et, fidèle, je vivrai dans son intimité
jusqu'à ce que cesse le vent.
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